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traversée
performative
lumineuse
in_disciplinaire
Un effondrement
performatif, sensible et politique
Là où s’effondre l’ordinaire est une traversée performative et lumineuse qui invite à ressentir l’impact de la lumière artificielle sur nos vies contemporaines, dans un monde façonné par les logiques capitalistes.
À travers plusieurs stations lumineuses, des créatures chargées de l’éclairage d’une usine d’élevage de fourmis nous entraînent dans un monde saturé de néons. Corps queers, mouvants, indisciplinés, iels connaissent les zones de surexposition comme celles d’effacement. Iels vivent dans les marges, là où les normes se fissurent..
Évoluant dans les limbes d’existences saturées de néons et fatiguées par l’hyperproductivité, ces créatures nous plongent dans leur ordinaire au moment même où il vacille, s’effondre.
La lumière devient matière à éprouver. Violence et possibilité à la fois.
Les corps sont tour à tour surexposés, fragmentés, fluorescents sous UV, parfois presque dissous dans la fumée. À travers eux, la lumière révèle ses mécanismes : elle sélectionne, hiérarchise, contrôle. Mais elle ouvre aussi des espaces de dérive, de fête et de réappropriation.
Les personnes prenant part à l’expérience sont au cœur du dispositif. Il est dessiné par des tulles, jouant sur la transparence et l’apparition/disparition. Néons, lumière UV, vidéo et fumée construisent une matière lumineuse mouvante. Les sources lumineuses, notamment les néons, sont manipulées sur scène par les créatures. Le geste d’éclairer devient un acte performatif et politique.
Quels corps la lumière rend-elle visibles ?
Lesquels maintient-elle dans l’ombre ?
Que fait-elle de nous ?
Entre fascination et contrainte, contrôle et émancipation, la lumière apparaît comme une force paradoxale.
Et si l’effondrement de l’ordinaire était un glissement vers d’autres sensibilités ?
